7) Quand la chrysalide...
Ce jour-là, ma cousine avait réussi miraculeusement à convaincre ma mère de me laisser sortir en boîte avec elle. C’était un jeudi soir du mois d’août 1999, je m’en rappelle encore comme si c’était hier… Je ne sais pas si vous êtes déjà sortis en boîte de nuit un jeudi soir en pleine vacances d’été… Il n’y avait personne ! Evidemment, on s’ennuyait ferme et on s’apprêtait à déguerpir, lorsqu’ils arrivèrent : un classard de ma cousine et un copain à lui, habillé tout en blanc. Ils dansaient comme des fous sur la piste, complètement bourrés. Je les trouvais drôles. Ma cousine se faisait brancher par son pote ; quant à moi, je me faisais payer un coup à boire par son acolyte. Je le trouvais charmant, mais j’étais déçue qu’il ne me demande pas mon numéro de téléphone au moment de partir. Néanmoins, j’ai eu comme un flash dans ma tête à cet instant : « Et si c’était l’homme de ma vie ? » Dingue mais véridique ! Cette idée ne m’a pas quitté de la nuit.
C’est moi qui l’ai recontacté, il avait du mal à se souvenir de moi, mais nous avons réussi à nous fixer un nouveau RDV, en tête-à-tête, cette fois. Nous avons échangé notre premier baiser le 18 septembre 1999, dans le noir d’une salle obscure, témoins d’un « Coup de foudre à Notting Hill ». Il y avait de la romance dans l’air…
Je dois dire que maman ne m’a pas facilité la tâche, elle n’a rien lâché, elle ne voulait rien savoir, elle ne voulait même pas le rencontrer. Pire, elle le dénigrait sans le connaître. Pourtant, je tenais bon et je lui tenais tête. Vous imaginez la tension à la maison…
Nous nous sommes mariés le 26 juin 2004, après une année exténuante, aussi bien en termes d’usures physique que morale. Puis, nous sommes partis, dix jours de rêve, en croisière découvrir les trésors des côtes méditerranéennes : Magique !
Entre temps, j’ai réussi à décrocher un CDI comme comptable et l’avenir s’ouvrait à nous !
Effectivement, ma fille chérie a vu le jour en septembre 2005 et nous déménagions, encore une fois, pour louer une petite maison dans la prairie, pour le confort de notre nouvelle famille.
A cette époque, je croyais que le plus dur était derrière moi et que j’allais enfin savourer une vie paisible auprès de ma fille et de mon mari.
Malheureusement, d’autres heures sombres allaient ébranler mes certitudes…