Tatouage or... tatouage ?

Publié le par Georgia

DSCN5457.JPGAïe, aïe, aïe... que j'ai mal !

Je l'ai voulu et je l'ai eu mais mon Dieu que ça fait mal, il faut être vraiment barjot de payer pour qu'on vous s'inflige une douleur pareille.

Lorsque j'ai pris RDv avec le tatoueur, le premier truc que je lui ai demandé, c'est de me donner le nom d'une crème anesthésiante car moi être trop douillette. Et là, il me répond qu'il ne la conseillait plus car la crème réagissait très mal avec l'encre qui contenait des antiseptiques, avec à la clé des réactions cutanées et des couleurs virées... Il rajoute que ça ne fait pas si mal que ça, que c'est même moins douloureux qu'une épilation électrique ! Là, je reste sceptique (contrairement à l'encre) car il ne se doute pas que je n'ai quasiment pas de poils... Je ne suis pas vraiment rassurée mais je prends RDV tout de même avec une appréhension certaine.

Le jour J, je sens comme une boule au ventre, je ne suis pas du tout sereine mais bon, quand faut y aller, j'y vais ! Je m'installe et je le vois préparer tous les instruments de tortures et j'avoue que j'ai bien pensé me barrer en courant ! Avant qu'il ne commence, je lui lance : "Et c'est quand que vous m'assommez ?" Il a un petit sourire en coin mais je ne le fais pas rire du tout et par la suite, moi non plus. Comment vous décrire ? C'est comme si on vous scarrifiait la peau avec une aiguille chauffée à blanc. C'est atroce comme douleur ! Il a sa fille à côté qui dessine, du coup, je fais la forte et je serre les dents mais je suis à 2 doigts de craquer. J'essaie de penser à autre chose pour dévier mon attention et je lui souffle au passage :"Je ne me ferais jamais tatouer le portrait de ma belle-mère dans le dos !" Il s'arrête et il sourit ("ah quand même !"). Je cogite : comment j'ai pu en arriver là ? Je commence à comprendre le sens des tatouages tribaux, le pourquoi de ces rituels ou souffrir dans sa chair et résister pour passer vers un autre statut social. Quant à moi, je commence à saisir la raison qui m'a poussé concrètement sur cette table de torture. J'ai tout simplement translaté ma souffrance psychologique vers cette douleur physique. Jusque-là, je trouvais certains tatouages jolis, j'en avais envie mais sans plus, sans cette envie irrésistible me poussant à le faire... Et puis, il y a eu ma fausse couche l'an passé, ma difficulté pour retomber enceinte et il y a 3 semaines  la deuxième que je croyais moi-même mieux gérer. En fait, c'est un leurre, je culpabilise de ne pas pouvoir garder ces embryons en moi, même si je le sais que ça arrive tout le temps... J'ai mal dans ma tête et je voudrais hurler mon désarroi au monde entier mais ça ne se fait pas... C'est comme si je me punissais en m'infligeant cette douleur vive, c'est comme si je me sentais vivante en ayant mal et pendant que j'ai mal à mon pied, je ne pense plus au reste.

DSCN5453.JPG"C'est fini ?" - "Oui, c'est fini, j'attends un peu que ça se diffuse avant de vous mettre le pansement". Que ça se diffuse ??? Quoi ? La douleur ? T'inkiet', elle est plus que diffusée la douleur, je n'en peux plus ! Ouf ! Heureusement que le résultat est beau et que la fleur est belle mais à quel prix ! Mon pied chauffe et commence à gonfler. Mince, j'aurais dû prendre de l'arnica en granules homéopathiques pour anticiper... Zut ! Je n'arrive même plus à marcher !

"Bon, vous m'êtes fort sympathique mais je ne reviendrais pas vous voir..." - "On me l'a déjà dit ça, mais c'est ceux qui appréhendent le plus qui reviennent." Mon oeil ! Il verra bien... Non, plutôt, il ne me reverra plus !...

Cinq jours plus tard, je suis comme le serpent qui mue : je pèle de mon tatouage ! No panic, il paraît que c'est normal mais j'ai eu chaud, j'ai cru qu'il me faudrait retourner voir le tatoueur. Il n'en est hors de question ! Je resterais avec mon tatouage moche s'il le fô mais je n'irais pas ! Na

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G
<br /> <br /> Ma petite georgia , ton histoire m'a presque fait rire sauf lorsque j'en ai compris la raison. Je te comprends. Heureusement que tu es contente du résultat héhé. Moi je t'avoue que je ne suis pas<br /> prête pour ça car j'ai horriblement peur des aiguilles et puis avec ton récit c'est sûre on ne m'y prendra pas. Grosses bises je file sur ton article du dessus......................flap flap flap<br /> <br /> <br /> <br />
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G
<br /> <br /> Hé ouais, il vaut mieux en rire... <br /> <br /> <br /> <br />
S
<br /> <br /> Sur la forme, t'es crô, tu me fais rigoler, tu as un humour qui te rends solide mais sur le fond on  a  bien compris ta souffrance que tu exorcises à<br /> travers tes propos et tes décisions....<br /> <br /> <br /> Je te souhaite de belles vacances, avec mes sucrabizes<br /> <br /> <br /> <br />
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G
<br /> <br /> Merci ! Comme je le disais à ginie, il vaut mieux en rire... Merci et à bientôt ! Biz<br /> <br /> <br /> <br />
K
<br /> <br /> Et bien, après avoir attentivement lu cette séance de torture, je n'aurais qu'un mot: bravo !!! Bravo d'avoir osée sauter le pas et d'avoir enduré. Je n'aurais jamais de tatouage. MDR !!!<br /> <br /> <br /> Quant à tes soucis de maternité, tu l'as sans doute entendu mille fois, mais j'ai envie de te dire d'être patiente. Tu as eu ta petite Justine donc tu n'as pas de soucis à te faire pour ta<br /> fécondité. Après, c'est Dame Nature qui décide et...elle fait chier parfois !!<br /> <br /> <br /> <br />
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G
<br /> <br /> Tu l'as dit, elle me fait chier mais je m'en fous, je me casse en vacances demain soir ! Yesssssss ! Big bisous ! Je m'en vais 15 jours, je te dis à mon retour !<br /> <br /> <br /> <br />